Ce livre parle de nos blessures et des difficultés de la psychanalyse à les soigner alors qu'elle devrait en être capable. Pour Bruno Clavier, quelque chose hante la vie des psychanalystes, les empêche de travailler, quelque chose qui ne va pas dans la psychanalyse et qui n'a pas été dit, bref, un fantôme - ou plutôt, plusieurs fantômes. De la féminité aux abus sexuels, il propose ici, avec une profonde humanité, une psychanalyse renouvelée, plus moderne, peut-être aussi plus efficace, qui s'attacherait moins au fantasme et plus au traumatisme et aux ancêtres. Pour que nos blessures puissent enfin être guéries.

Bruno Clavier


Être adulte

Nous ne sommes jamais les mêmes au fil du temps; l’existence apporte à chaque moment de nouveaux défis. Être adulte, c’est grandir sans cesse. Pour cette naissance à soi-même, toujours renouvelée, un humain a besoin d’un autre, comme un bébé ne peut venir au monde sans accueil.


Transmissions

Un être humain est fait de transmissions, héritier des générations antérieures en ce qui constitue leurs vertus mais aussi leurs manques. Il en est de même pour la psychanalyse. Elle est logiquement porteuse de ce qui a présidé à sa conception.


La psychanalyse transgénérationnelle

La thérapie se fonde sur l’arbre généalogique, mais aussi sur ce qu’apporte le patient en séances, ses histoires actuelles, passées, ses rêves, ses associations; la relation de transfert avec l’analyste est l’outil majeur de ce processus psychanalytique.
Il ne s’agit pas d’accuser les générations précédentes, mais de comprendre que, faute d’un travail psychique personnel, une génération ne donne et ne transmet à ses enfants, la plupart du temps que ce qu’elle a reçu.

L’une des particularités de l’analyse est de procéder à une telle transformation que celui qui la suit peut se trouver de plus en plus en contradiction avec la vie qu’il avait au début de sa thérapie. L’entourage peut alors accuser l’analyste de ce changement, imaginant notamment que suite à des commentaires hostiles envers sa famille en séance, le pauvre patient au jugement égaré se serait détaché de son milieu d’origine. D’autant que le transfert du patient sera fort sur l’analyste, d’autant on pensera que ce dernier l’a séparé des siens. Or, les proches ne se doutent pas à quel point l’analysant prend lui-même ses propres décisions, parfois à l’encontre des observations faites en séance, et à quel point il est prêt à quitter la thérapie si l’analyste s’avise d’aller trop ou pas assez dans son sens. Incapable d’être neutre, car il ne l’est finalement jamais, ce dernier essaie tout au plus de suivre l’analysant qui est le seul à savoir le bien-fondé de ses choix. Il m’arrive d’être totalement en désaccord avec des décisions prises par mes patients et de le leur exprimer. Cependant mon positionnement est peut-être assez juste pour qu’ils décident sans crainte d’aller contre mon opinion. C’est ce qui compte.

Je sais qu’il ne peut y avoir d’avancée sans retour en arrière. Sorte de réassurance, face à l’angoisse d’affronter une position inconnue, car la tentation est grande de reprendre un fonctionnement déficient connu qui a permis tout de même de vivre; plongée dans des endroits plus archaïques de la personnalité de l’enfant comme s’il apportait spontanément la matière qu’il restait à traiter en lui.


Le transfert

Le transfert refait vivre à un adulte en analyse les situations vécues dans l’enfance avec son entourage.

On ne mesure pas assez ce que Freud, avec génie, a mis en place dans le dispositif analytique: une personne reçue chez une autre a la consigne de parler librement - tout est là - de son intimité la plus profonde à cet autre qui l’écoute, qui ne le juge pas et qui est censé l’aider à s’éclairer sur lui-même. On ne peut faire plus simple et pourtant ce qui en ressort est très compliqué. Cette situation crée d’emblée une relation dissymétrique qui fait rejouer à l’analyste toutes les figures parentales de l’enfance: c’est le transfert. Lors des séances, l’analysant n’a plus son âge mais celui du fœtus, du nourrisson, de l’enfant, de l’adolescent qu’il était en relation avec ceux qui s’occupaient de lui. La psychanalyse se distingue des autres disciplines par la prise en compte radicale de ce transfert. Les autres ne l’ignorent heureusement pas mais elles ne s’appuient pas dessus. Si la psychanalyse ramène l’individu à des endroits les plus archaïques de lui-même - ce qui se fait aussi ailleurs et parfois en mieux - c’est dans la relation à l’analyste que peut s’y accomplir une transformation décisive de sa personnalité.


La projection

Première condition à la guérison psychique, devenir conscient, ne plus faire un avec ce qui empêche d’avancer.

La projection, comme l’avait perçu Freud, est un phénomène psychique fondamental pour l’être humain; après avoir acquis petit à petit une “mêmeté d’être” dans les tout premiers mois de sa vie, l’enfant construit peu à peu une image unifiée de lui-même projetée à l’extérieur, en particulier à partir du stade du miroir. Ceci permet la conscience réfléchie de soi et l’avènement simultanée de l’autre, différent de soi.


Désirs / Besoins

Dire que nous ne sommes que des êtres de désir méconnaît le fait qu’au départ nous sommes des êtres de besoins. Si ces besoins fondamentaux - la liste est longue: sécurité, attention, amour, protection… - ne sont pas assurés dans les premières années, comment le désir propre du sujet peut-il se mettre en place sans être aliéné aux traumatismes originaires ? En attente de besoins fondamentaux toujours inassouvis, l’humain reste enfermé dans une souffrance permanente. En psychanalyse transgénérationnelle, l’axe central du travail repose sur le fait qu’un être est façonné par son environnement. Sa liberté ne réside le plus souvent que dans le choix du symptôme. Que dire d’un être totalement dépendant lors de ses premières années sinon qu’il est soumis aux aléas de son milieu familial ? On voit à quel point la question des états limites est en relation avec celle d’un dysfonctionnement précoce de l’entourage. Certains patients sont ainsi semblables à des nourrissons carencés qui n’ont le pouvoir que de hurler ou se taire, voire de se laisser mourir. L’analyste peut souvent se sentir avec eux comme une mère impuissante face à la douleur de son bébé.


Les obsessionnels

Les obsessionnels déploient des efforts gigantesques pour ne pas être agressifs, mais aussi pour ne pas aller toucher certaines parts archaïques d’eux-mêmes d’aspects psychotiques. Leur caractère structuré, en apparence, peut cacher une grande fragilité psychique. Leur rapport à la loi est la plupart du temps rigide. Ils ont établi en eux des murailles énormes qui, si elles s’effondraient, pourraient laisser le champs libre à un désordre total. Les rituels, la manie de l’ordre pour certains, le fait que chaque chose doit être à sa place témoignent de cette crainte d’effondrement. Leurs angoisses, sans commune mesure dans le cas d’une entorse à l’organisation obsessionnelle, en sont la preuve.

La névrose obsessionnelle se sert généralement d’éléments relativement peu graves pour en faire une histoire absolument tragique. Cette disproportion entre la gravité du symptôme et la futilité de sa cause s’explique par la capacité psychique de l’obsessionnel à rester dans un monde infantile archaïque dans lequel le fantasme est équivalent à la réalité. Ce fantasme, lesté d’une charge émotionnelle qui appartient à une réalité antérieure, résulte le plus souvent d’un traumatisme non dépassé dans l’histoire ancestrale.


Le traumatisme

Une particularité du traumatisme est de fixer le psychisme dans un éternel présent. L’obsession bloque le mouvement de la vie en avant.

Travailler le traumatisme en analyse, ou avec d’autres techniques, consiste à faire retraverser au patient la scène initiale pour qu’elle puisse justement devenir du passé et non pas parasiter perpétuellement le présent.

La psychanalyse n’a pas réponse à tout, en particulier en ce qui concerne les traumatismes. Ils ont imprimé dans la personne plusieurs sortes de mémoires - corporelle, émotionnelle, psychique, énergétique, etc. - qui engagent à ce qu’il y ait un traitement par différentes personnes selon leur spécialité.


Les psychotiques / État limite

Une personne dans une problématique de lien. Difficultés relationnelles qui incluent toute la gamme de comportements parmi lesquels la dépendance, l’attachement excessif, la crainte de l’abandon, la possessivité… Il s’agit toujours à mon sens d’un grave défaut d’amour dans les toutes premières années, au sens d’un manque d’attention, d’intérêt, de ce qui est fondamental pour un petit être et dont le manque reste une plaie béante pour le reste de sa vie.

Le psychotique vibre littéralement avec ses ancêtres ayant vécu des traumatismes. Il peut être “hanté” par plusieurs personnes de ses lignées, ce qui serait d’ailleurs une indication clinique pour comprendre les cas de personnalités multiples. Je vérifie ainsi qu’on ne peut aider un psychotique sans aborder sa généalogie. Une partie importante de ses symptômes et productions aberrantes prennent sens en référence non pas à ses histoires personnelles, mais a celles de sa famille et de ses ancêtres.

A partir de sa conception, pendant sa gestation et après sa naissance, de nombreuses étapes doivent être franchies pour qu’un petit être grandisse. Les traumatismes de l’environnement peuvent figer certains aspects de sa personne tandis que d’autres continuent de se developper sans problème. Ainsi, des individus très sensés sont, à notre grande surprise, selon les circonstances, incapables de gérer de façon adulte certains éléments de leur existence. Ce ne sont pas comme des réminiscences: ils ont, à ce moment, réellement la structure de l’âge où le développement s’est arrêté. Mais ces aspects ponctuels sont rarement handicapants pour l’ensemble des personnes. Chez les psychotiques, une grande partie du psychisme est restée comme celui d’un petit enfant et parfois même comme celui du nourrisson. Dans les séances, par la situation de transfert avec le thérapeute, ces moments de blocage de la petite enfance peuvent être retraversés. Cependant, alors qu’il n’est pas si difficile de faire traverser à un enfant de six ans ce qu’il n’a pas franchi quand il avait deux ans, la manœuvre est beaucoup plus délicate quand il s’agit d’une adulte de vingt ans. D’autant plus quand la période concernée est celle de l’agressivité enfantine.

Je suis convaincu depuis plusieurs années que le langage des psychotiques à un sens, mais son code m’a toujours paru presque impossible à déchiffrer. À force de dialoguer avec les enfants lors des séances, surtout les plus petits, d’interpréter avec eux leurs discours ou leurs dessins même quand cela semblait n’avoir aucun sens, j’en ai peu à peu compris la cohérence (…). La logique de ce langage à priori irraisonné de la psychose est un langage symbolique, comme celui des enfants. Il n’est pas régi par la raison, mais par les mêmes principes que le rêve: la condensation, le déplacement et la métaphore.


La paranoïa

La paranoïa comporte toujours une dimension d’homosexualité refoulée, elle en est une caractéristique, mais pas son fondement. Aussi, dans une thérapie de la paranoïa, si on ne se fonde que sur cette homosexualité refoulée, reste-t-on au milieu du chemin. La paranoïa est fondamentalement une maladie du maternel (…).

La paranoïa repose au moins sur quatre fondements:
1/ La terreur de disparaître par “l’attraction” de la “mère-moi-même”. Non la menace d’un père, dans une triangulation père-mère-enfant, mais celle d’une mère archaïque unique. (…) Il s’agit de la disparition du sujet, l’enfant étant comme aspiré par la séduction mutuelle dans un gouffre de non-différenciation totale.
2/ La crainte de l’abandon. Un paranoïaque essaie de quitter avant d’être quitté et son délire apparaît souvent lors d’une rupture de relation d’amour. Il n’y a qu’une seule solution pour lui: la mort de cette mère archaïque pour qu’elle ne puisse plus le tenir dans son pouvoir de séduction et d’abandon.
3/ Le désir du meurtre maternel. Cependant, ce voeu est inacceptable, car pouvant mener à un anéantissement total: moi-maman tuerait moi-maman. Le paranoïaque prend donc toujours des cibles où cette mère et ce désir meurtrier sont rendus méconnaissables: personnages masculins ou féminins transférentiels, un directeur, un psychanalyste, (…), une patronne, une femme d’autorité, une rivale… Il ne cesse de tenter d’accomplir ce meurtre tout en œuvrant pour que cela n’arrive jamais.
4/ L’absence de sécurité de base, de ce que Françoise Dolto appelait l’image de base du corps. Formée à partir de l’environnement précoce de l’enfant, elle est le socle permettant à l’individu de prendre sa place dans le monde avec confiance. Confiance est un mot étranger à l’univers paranoïaque: la permanente menace de disparition de cette base est sa terreur fondamentale.


L’enfant et l’espace-temps

Pour un enfant de deux ans, aujourd’hui est identique à hier ou demain. Il n’y a pas de temps linéaire pour lui. Pas d’espace non plus délimité: ici est semblable à là-bas. Pour que cette intégration du temps et de l’espace se fasse, au début de l’âge œdipien, il faut que l’enfant soit séparé psychiquement du monde et de ses parents. Sa capacité à mentir marque la fin de cette période originaire. Ses pensées lui appartiennent, ce ne sont pas celles des autres: ils ne sont donc pas dans sa tête. “Entendre des voix” ne semble pas autre chose qu’une résurgence de cet état originaire dans lequel l’enfant peut avoir accès aux pensées des autres. La séparation physique, amorcée par le sevrage, place l’enfant peu à peu dans l’espace. La séparation psychique n’est cependant efficiente que si l’enfant sait comment il a été mis au monde. N’ayant été ni autoengendré, ni créé par sa mère seule, mais dans une triangulation qui inclut un tiers paternel, ou une instance qui pourrait le représenter, il a alors accès à notre espace commun à trois dimensions. Ceci implique qu’il ait reçu une information correcte sur la sexualité et la naissance justement à cet âge œdipien.

En dehors de l’espace, la deuxième notion fondamentale, le temps, se fait par l’intégration de la mort. Seule sa connaissance peut faire en sorte que le temps soit vécu comme linéaire, ce qui permet de partager celui des autres humains. En effet, être mortel implique l’inscription dans un trajet temporel ayant un début et une fin, tenant compte de la succession des générations.

L’état végétal correspond au stade fœtal et à celui du nourrisson jusqu’à ses déplacements autonomes et ses premières dents. Tout comme la croissance de la plante est dépendante du soleil et de la terre, le bébé est passivement entretenu en vie par ses parents tant qu’il n’est pas en mesure de se mettre en mouvement et de se nourrir seul. Le déplacement à quatre pattes est l’accession pour lui à l’état animal puis en se mettant debout, il commence a acquérir son statut définitif d’humain, notamment en se plaçant peu à peu sous le coup des lois fondamentales de notre espèce.

Le temps est lié à l’argent d’où l’expression: “Le temps c’est de l’argent”. Mais il est aussi lié à l’analité, une fois encore par l’enjeu de la propreté qui concerne une négociation entre le parent et l’enfant. Devenir propre, qui fait partie d’un moment important pour entrer dans la société humaine, exige de l’enfant qu’il abandonne la notion d’ici et maintenant, pour pouvoir “faire” ailleurs et plus tard. C’est une fois de plus une entrée dans l’espace-temps commun. Mais si l’entourage demande à l’enfant de contrôler ses besoins trop tôt par rapport à son développement moteur, il deviendra propre au prix de beaucoup de choses pour le reste de sa vie. Cela peut se révéler chez l’adulte par des difficultés anales, digestives, sphinctériennes, motrices jusqu’à divers troubles psychiques et comportementaux. Si une fois qu’on fait du vélo, on ne l’oublie pas, il en est de même avec tout ce qui a été acquis si tôt, en mal ou en bien. Tout le monde sera satisfait de l’enfant sauf, qu’adulte, il en gardera de redoutables séquelles.

Déféquer revient symboliquement à faire mourir la mère en soi puisque la nourriture, à l’origine, vient du corps de celle-ci.


La violence des enfants

On oublie trop souvent que les enfants sont programmés en tant que mammifères pour être des prédateurs féroces. Sans pour autant avoir à tuer plus tard leurs proies et leurs ennemis, les futurs adultes sont fondamentalement violents et munis de toutes sortes de potentialités destructrices. Ce ne sont pas des défauts inhérents à la condition humaine mais, au contraire, la garantie d’une autonomie qui leur permettrait de rester vivants le cas échéant. Si notre mode d’existence n’exigeait pas que certains corps de métiers - les militaires, les policiers, les bouchers, les éleveurs, etc. - se chargent de notre défense ou apportent dans notre assiettes les proies que nous consommons, il faudrait bien faire agir nos instincts les plus cruels. En situation de guerre, ces instincts sont par exemples disponibles, chez les soldats, mais cadrés par la discipline de l’armée dans le meilleur des cas.

L’agressivité motrice (taper) et orale (mordre) de l’enfant

Le besoin d’être séparé chez l’enfant est à la mesure de l’amour qu’il porte à son parent. La haine n’est donc pas, comme le théorise Melanie Klein, le pendant de l’amour, sa face sombre, un mal coexistant au bien, mais la garantie d’être indépendant pour pouvoir aimer l’autre sans être dévoré par lui.


Constructions de l’Inconscient : les fantasmes et les délires

Phénomène courant chez les enfants : construire une histoire fictive à partir d’une histoire réelle perçue inconsciemment - qu’on peut l’appliquer aux délires d’adultes, ce qui est déjà un principe connu à propos des rêves tel que l’avait théorisé Freud : les délires condensent et déplacent la réalité la rendant ainsi extravagante. Le fantasme et le délire ne sont donc pas pure invention, mais simplement construction de l’inconscient identique à celle qui conduit à la fabrication des rêves à partir du réel. Une fois qu’on a trouvé la bonne traduction, ils nous révèlent bien des choses appartenant à la réalité, le plus souvent passée.


L’argent et l’inceste pour abolir la mort

La richesse possède la vertu fantasmatique d’abolir la mort. En effet, déféquer représente mourir dans l’inconscient. L’argent y est l’équivalent symbolique des excréments. Être riche permet d’avoir toujours “des excréments” à disposition, donc d’être immortel. Freud a théorisé le rapport entre l’anal et l’argent mais il n’a pas montré que la question de la mort en était le fondement. De la même façon, fantasmatiquement, l’inceste est ce qui permet de ne pas mourir. (…) En effet, l’inceste n’a pas uniquement une visée sexuelle, mais représente une tentative d’annuler l’angoisse de mort : quand il a un rapport incestueux avec sa fille, un père abolit les générations, elle devient sa femme et non plus son enfant. Il est donc immortel, car la reconnaissance des générations et de l’interdit de l’inceste implique l’acceptation de sa propre mort.

Interprétations oniriques

Tomber ou passer par la fenêtre, signifie la plupart du temps naître, ce qui “fait-naître”. Bien qu’en français le jeu de mots s’y prête, il se trouve que, quelle que soit sa langue d’origine, c’est sur ce mode visuel qu’une personne semble rêver de la naissance. On peut l’attribuer à la vision qu’a un enfant quand il sort de l’utérus de sa mère, fenêtre sur la vie et la lumière.


Les chiffres 2 et 3 dans l’inconscient

L’expérience de l’interprétation des rêves m’a montré que, dans l’inconscient, le chiffre deux évoque le féminin et le chiffre trois, le masculin. L’impair y est généralement masculin et le pair féminin. Le début de la période œdipienne est justement marqué par ce passage du deux - moi et maman - au trois, incluant le père.